20 novembre 2008
Jour de grève
Ah... profiter d'un jour de grève pour...se réveiller à l'aube au son de "tu ne vas pas travailler maman aujourd'hui ?"
Et bien non, je suis en grève. Je ne suis pas une inconditionnelle des mouvements de grève, mais cette fois ci, je dois dire qu'il y a vraiment à mon goût des raisons de contester.
Pour ne parler que des RASED, qui sont en passe de disparaître, j'ai encore en mémoire la phrase de notre inspecteur, sur une note de rentrée si je me souviens bien, ou une autre note : "Le premier maître E, c'est chacun d'entre vous, dans vos classes"... Oui, bien sur... Mais nous ne sommes pas formés pour cela... Et comment s'occuper convenablement, comme il se doit, d'enfants en difficulté d'apprentissage pour de multiples raisons, dans une classe de 23, voir de 29 comme les CE2 de mon école cette année ? Comment faire face à une dyslexie, un handicap plus ou moins léger, des troubles épileptiques, des troubles du comportement, sans formation, sans temps, sans aide ? Sans parler d'une psy scolaire qui a un tel nombre d'école sous sa coupe, une telle surcharge de travail, qu'elle ne peut même plus rappeler quand on lui laisse un message urgent. La question se pose vraiment. Et encore, j'enseigne dans une école où il n'y a que très peu de problèmes de discipline.
Reste à conseiller aux parents de se faire aider à l'extérieur. Et quand ils ont la chance de pouvoir le faire, qu'ils trouvent une place pour un suivi, nous voilà avec des classes où un, deux, trois enfants partent chaque jour une heure, deux heures, une demi journée pour consulter pédopsy, ergotérapeuthe, psychomotricien...Pas toujours très simple à gérer, pour l'enseignant comme pour l'enfant.
Et pour conseiller les parents, il faut aussi pouvoir les rencontrer... Avec la suppression du samedi matin, et les heures de soutien en semaine, cela devient un vrai casse tête de les rencontrer. Sans compter les parents qui travaillent, qui peuvent difficilement dégager une heure de leur temps pour rencontrer l'enseignant de leur enfant. On va en finir à les joindre par téléphone. Mais dire à un parent, par téléphone, que leur enfant est en grande difficulté,en souffrance, qu'il faudrait consulter un psy... Non, vraiment, je ne pense pas que cela doit se faire.
Bref, ce ne sont pas les seuls problèmes de l'éducation nationale, mais tout cela a de quoi inquiéter...
15 novembre 2008
Mes...aventures...
Il y a des semaines qu'on est bien content() de voir finir... Comme celle-ci, par exemple...
Je passe (pour commencer, oui c'est bizarre, mais bon), sur l'absence de toner dans la photocopieuse de l'école depuis la veille des vacances. Petit inconvénient somme toute peu important... sauf quand on a 150 documents à photocopier (j'exagère à peine), parce que tous les travaux que l'on a prévu avec les élèves demandent un minimum de support de documents, que nous entrons en période d'évaluation, et qu'au XXIème siècle, on a oublié depuis bien longtemps comment travailler sans cet outils aussi vénéré que maudit, auquel chaque enseignant voue un culte secret qui l'oblige à venir lui rendre hommage chaque jour sans faute...L'arrivée des cartouches de toner lundi a été accueillie avec la plus grande joie...
Mardi, férié... pas bouger... repos...
Mercredi. Trois chèques à déposer en banque. Armée de ma liste de courses, de mon "cabas", de mon p'tit loup (dans le désordre) dans la main droite, de mon sac à main, dont la poche arrière OUVERTE contenait les fameux 3 chèques, je sors de l'appartement, prend l'ascenseur, sors la voiture du garage, arrive à la banque et constate... que je n'ai plus que deux chèques dans mon sac. Deux chèques de 9 €, le troisième, celui qui manque, était de plus de 150 € bien sur ! Fouille de mon sac en règle : rien... La voiture : rien... Bon, je vais tout de même faire mes courses, en quatrième vitesse, énervée et prête à mordre la première personne qui squatte devant les boîtes de conserve... Retour à la maison, je croise le gardien : non, il n'a trouvé de chèque (à ordre, mais endossé avec mon numéro de compte) ni sur le parking, ni dans le hall de l'immeuble. Je prends l'ascenseur : rien...A la porte de l'appartement, j'aperçois le chèque, à moitié glissé sous le paillasson et la porte... Il est là, il n'a pas quitté la maison !!! Ou du moins, la personne qui l'a retrouvée dans l'ascenseur a eu la gentillesse de le glisser là...
Jeudi soir. Je passe un petit moment à peaufiner un "carnet de note automatique" sur tableur que j'ai mis un bon moment à préparer pendant les vacances et dont j'ai promis d'expliquer le fonctionnement à ma collègue le lendemain midi...Je l'enregistre sur ma clé, et je suis très fière de moi en allumant l'un des PC de l'école vendredi midi. Sauf que je ne peux pas faire cette fameuse démonstration, j'avais juste oublié un paramètre : les pc de l'école ne sont pas doté de tableur... Bon, pas grave, après quelques minutes d'énervement et de déception, "prétage" de clé, explications virtuelles, ça devrait rouler sans problème...
Après quoi je lance 4 série de 25 photocopies grâce à la "super fonction" chargeur de la nouvelle photocopieuse (encore elle !!!) de l'école. Je "flambe" un peu : pratique, quand on sait l'utiliser, on peut corriger des cahiers pendant que les photocop' se font toutes seules !!! "Trop top"... de gaspiller une centaine de feuilles... Il faut toujours mieux vérifier que la personne qui nous précède n'a pas eu besoin de faire des réductions... vraiment très petites...
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Allez, c'est reparti pour cent feuilles, youpi !!! Retour à la maison vendredi soir, deux grands sacs de feuilles, de livres... Mais pas les cahiers du jour que je devais corriger pour lundi et qui sont sagement restés sur mon bureau dans la classe.
Samedi. Plus classe, pas de réunion, allez, un petit ravitaillement à l'hypermarché. J'abandonne mes hommes à la maison, à l'aube (ou presque), pour tenter de coiffer sur le poteau les mamies en mal de sensation "coursesques" qui adorent choisir LE jour où il y a le plus de monde pour faire leur trois courses (non, non, je vous assure, je n'ai rien contre les mamies,... sauf dans les hyper le samedi matin). J'appelle l'ascenseur, qui transporte déjà deux personnes, je monte, les bras chargées de mes "casettes à courses", et ...laisse tomber mes clés dans la fente de l'ascenseur... 
Je les ai bien entendu descendre les trois étages très très vite et atterrir dans un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis le pied...Et ce, malgré le GROS porte clé, celui qui me rassurait contre ce genre d'incident... 
Fort heureusement, notre immeuble est doté d'un gentil gardien, lui-même doté d'une clé de secours permettant d'accéder sous l'ascenseur et ainsi de sauver mon trousseau de clé, mon projet de courses, notre week-end... Bref bref bref, merci monsieur le gardien...
Un pack de yaourt éclaté pris à pleine main plus tard, retour à la maison, où en rangeant les produits surgelés, je fais tombé LE sachet de ratatouille entamé, qui prend un malin plaisir à s'étaler sur le sol tout propre de la veille...J'ai passé la main à mon p'tit coeur, je ne touche plus à rien.
Je pense sérieusement entrer en hibernation dès aujourd'hui...
02 novembre 2008
Petit grand ...
Le p'tit loup a eu trois ans... Déjà !
J'ai l'impression que c'était hier, ce mardi où je me suis réveillée à l'aube, avec l'étrange sensation qu'il se passait quelque chose...d'étrange....
Ce mardi qui fut très long, très riche en émotions, très fort...
Ce mardi où j'ai compris que la douleur, la fatigue n'était rien en regard de ce qui arrivait...
Ce mardi
d'octobre qui a fait de mon Coeur un papa, et qui a fait de moi une maman...
Trois ans pour ce petit grand, qui grandit toujours plus chaque jour, avec sa soif d'apprendre, de connaître, de voir, de jouer, de bouger, de danser et chanter, mais aussi de s'affirmer...
Trois ans de grand bonheur, même quand on est fatigué, que l'on râle, que l'on s'inquiète ou que l'on se fâche.
Qu'est-ce qu'il grandit vite, notre petit grand !!!



