affaire thomas 

 

Trad. du suédois par Lucas Messmer
Parution : 6 juin 2014

 

La quatrième de couv' : L'histoire vraie d'un homme qui confessa 33 meurtres... mais n'en commit aucun. 
Thomas Quick a été reconnu coupable de huit meurtres et en a confessé vingt-cinq autres, tous commis entre 1964 et 1993. Il est considéré comme le violeur, cannibale et tueur en série le plus impitoyable de l'histoire scandinave. 
Printemps 2008. Hannes Råstam, journaliste d'investigation, lui rend visite dans l'hôpital psychiatrique de haute sécurité où il est interné à vie. Après l'entrevue, Råstam rassemble tous les documents liés à l'enquête. Il décortique chaque interview, épluche les déclarations du serial-killer, étudie les verdicts et les nombreuses reconstitutions des crimes par la police. Jusqu'au jour où il finit par découvrir l'impensable... Thomas Quick est innocent. 
Mais, alors, qui est donc le véritable et terrifiant meurtrier? Et comment un homme innocent a-t-il pu être condamné à de tels crimes? L'Affaire Thomas Quickest l'histoire vraie d'un homme déroutant, instable et ambigu, un coupable idéal, et d'un assassin sauvage qui, lui, court toujours... (Denoël

L'histoire/Le sujet : C'est l'histoire d'un tueur en série. Le premier tueur en série reconnu comme tel en Suède. Reconnu coupable d'au moins 8 meurtres... mais qui n'en a pas commis un seul... C'est surtout l'enquête. Celle d'un journaliste qui découvre un peu par hasard ce personnage, et surtout toutes les contradictions qui entourent ses procès et ses mises en accusation. Sture Bergwall de son vrai nom est interné. Il est déséquilibré, et s'accuse de tous ces meurtres qui terrifient la Suède. Pourtant, tout au long de son enquête, le journaliste montrera que certains détails évidents auraient du faire tiquer les policiers, les juges, les psychologues. Pourquoi alors a-t-il menti, pourquoi personne ne semble réagir. Et quelles sont les preuves, à charge ou à décharge, que l'accusé soit ou non coupable? C'est le long, très long cheminement que fera Hannes Rastam, au fil d'entretien, de nuits de visionnage de bandes vidéos, de lectures de nombreux rapports. Il ne lâchera rien, car il a vite compris que quelque chose clochait... 

Le style : C'est un travail minutieux qui est relaté ici par le détail. Le style est simple et clair, illustré de nombreux extraits d'entretien. C'est surtout l'importance du dossier, le nombre de dates et d'intervenants qui peut finalement embrouiller un peu le lecteur.  

 Et la couverture alors ? Sans équivoque, la couleur est annoncée, tout comme cette voiture qui aura son importance dans l'enquête.    

 En conclusion ?  C'est un très gros ouvrage qu'il m'a été donné de lire, mais c'est un ouvrage passionnant. Comme pour un bon thriller, les pièces du puzzle se dévoilent les unes après les autres. L'auteur nous plonge très vite au coeur de l'enquête qu'il mène. Il ne nous épargne rien, explique, décrit tout ce qu'il trouve. Son enquête est minutieuse, c'est ce qui justifie l'épaisseur de l'ouvrage. Mais il est tout de même abordable, aussi bien dans le vocabulaire et les tournures. Seuls les dates et la multitude des personnes peuvent nous perdre et demande un peu de concentration. Je ne connaissais pas cette affaire, et j'ai été terrifiée de me rendre compte de l'importance de cette "erreur" judiciaire. Erreur entre guillemets, puisque clairement ici, de nombreuses personnes sont responsables de l'enfermement de la mauvaise personne, alors que les véritables meurtriers courent toujours. Bref, un ouvrage très intéressant, bien que long à lire, qui fait autant trembler qu'un thriller, voir plus, puisqu'à chaque page, on se souvient que tout cela est vrai ...  

  

 Pourquoi ce livre ?  Parce que les éditions Denoel, et en particulier Dana, ont eu la gentillesses de me faire confiance pour ce partenariat. Un grand merci donc !  

Ce livre entre dans le(s) challenge(s) : 170 idées (11. des lunettes ou lunettes de soleil.

 

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