mardi 11 septembre 

C'est quoi, l'histoire ? Comment parler du 11 septembre en bande dessinée ? Comment raconter l’événement en images sans tomber dans le piège du spectaculaire ou, au contraire, le minimiser ? Henrik Rehr, dessinateur danois installé à New York, vivait à deux pas du World Trade Center. Le jour des attentats, il était paisiblement installé chez lui avec son fils de deux ans, tandis que sa femme avait emmené l’aîné à l’école. Il a choisi de raconter cette journée de son point de vue...  (présentation Babelio )

J'en ai pensé quoi, de l'histoire ? Le 11 septembre, tout le monde s'en souvient. Tout le monde est capable de dire ce qu'il faisait quand il a "appris".... Henrik Rehr n'a pas appris la nouvelle, il a vécu le drame en direct. Il était chez lui, sa femme venait de partir travailler, son fils ainé était en route pour l'école. Il a du réagir, s'occuper de son fils de deux ans, fuir le centre de Manhattan pour trouver refuge de l'autre côté du fleuve, sans savoir ce qu'il était advenu des siens... L'auteur raconte ce moment avec beaucoup de pudeur. Il raconte ces heures d'attente et d'angoisse, et les semaines qui ont suivies, sans juger, sans accuser, comme un journal qu'il aurait écrit au fil des évènements. Une vision de l'intérieur de ce qui c'est passé, très posée, mais glaçante malgré tout.

 L'album ?  Chez Vent d'Ouest, moyen format couverture cartonnée, 55 pages 

Le dessin ? Les traits sont clairs, précis, les personnages très réalistes, le tout en noir et blanc. Sans être vraiment beau, le dessin est très détaillé et contribue à l'ambiance de la BD.    

Donc j'en retiens... comme tout le monde, j'ai un souvenir très précis du 11 septembre, et lorsque j'ai découvert cette BD au détour d'un rayonnage de la médiathèque, j'ai été curieuse de lire ce témoignage. Sans m'émouvoir vraiment, car à aucun moment l'auteur n'essaie de nous tirer les larmes, l'histoire de cet homme et de sa famille remue le souvenir de toutes les images dont les médias nous ont abreuvés durant cette période, et rappelle des choses qui ont marquées. C'est un très beau témoignage, une forme originale, qui m'a beaucoup plu.   

Et je l'ai lu grâce à... à ma médiathèque, comme souvent ! 

Ce livre entre dans le(s) challenge(s) : 

challenge-170-300x199 29. quelque chose d’architectural.