La quatrième de couv' : Révolté par cette trahison, par ce " viol virtuel ", le narrateur décide de ne plus adresser la parole à son père. Pour se racheter, ce dernier lui fait un don... une plongée dans le passé qui ne sera pas sans conséquence. Un roman de la filiation et de l'écriture intime. (présentation Amazon.fr)

L'auteur en deux mots : Né en 1964, Jean-Philippe Blondel est professeur d'anglais dans un lycée à côté de Troyes. Après son premier roman, Accès direct à la plage (Delphine Montalant, 2003), qui a rencontré un vif succès, il a publié plusieurs romans, This is not a love song (Robert Laffont, 2007), Le baby-sitter (Buchet/Chastel, 2010), G229 (Buchet/Chastel, 2011) et récemment Et rester vivant (Buchet/Chastel, 2011). Il a écrit aussi des romans pour adolescents, comme Blog (Actes Sud junior, 2010) et (Re)play ! (Actes Sud junior, 2011).(Amazon.fr)

L'histoire : Son père a lu son blog. Il a 16 ans, et son père n'a rien trouvé de mieux que de plonger dans son intimité virtuelle. Le narrateur fait ce difficile constat et préfère alors couper toute communication avec celui qui a commis cet acte inqualifiable. Plus un mot... Son père alors dépose un vieux carton devant la porte de sa chambre... La boite de Pandore.

Les personnages : Le narrateur est donc un adolescent de 16 ans. Plutôt réfléchi et assez mur pour son âge, il manipule joliment les mots et aime plus écrire que communiquer "IRL". Les choses vont évoluer pour lui au fil de ses découvertes. Son père, Philippe, instit', ressemble à ce que les ados pensent de leurs parents : pas encore vieux, mais déjà dépassé. Pourrait être cool, mais non. Le "crime" qu'il a commis en fait l'ennemi du narrateur, même si cela lui fait mal. Il n'aurait pas dû. Mais les liens que l'on pourrait croire cassés ne le sont probablement pas vraiment. La mère du narrateur sert d'arbitre dans ce duel, tandis que sa petite soeur n'est qu'un témoin qui souffre de la situation... Autour d'eux, quelques personnages qui alimenteront l'histoire.

Le style : Écrit à la première personne, assez simple mais pas "djeuns" du tout, l'auteur évite l'écueil d'un vocabulaire daté qui aurait fait vieillir son roman prématurément, mais le parsème malgré tout de nombreuses références culturelles. Certaines tournures, certains passages sont aussi beaux et touchants que plein de bon sens. Ce roman se lit d'une traite (très court) et est très agréable.

Et la couverture alors ? Assez commune mais en adéquation avec le texte. 

En conclusion ? Je viens de fermer ce court roman il y a quelques minutes et qu'il m'a beaucoup émue. Je trouve cette rencontre d'un père et son fils touchante. Le blog n'est que le vecteur, le prétexte à cette rencontre, et l'échange qui en découle est fort en émotion. C'est l'occasion aussi d'un petit voyage dans le passé, de rappeler ou faire découvrir les années 80 et ce qu'elles ont pu apporter culturellement parlant. Je m'attendais à une lecture légère et sans prétention, j'en sors toute chamboulée. Un coup de coeur. Il est fort probable que je lise très vite d'autres textes de l'auteur (dont Le Baby-sitter, qui est dans ma PAL).

Pourquoi ce livre ? Parce que je l'ai vu à la médiathèque, et qu'il me faisait de l'oeil.

défi 100 pages car 114 pages seulement

challenge-cartable-et-tableau-noir car le narrateur est lycéen, le père est instit', et il est beaucoup question de lycée !