La quatrième de couv' : « La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. 
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. 
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » 
Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.
(présentation Amazon)

L'auteur en deux mots :Delphine de Vigan est notamment l’auteur du best seller No et moi, plus de 400 000 exemplaires vendus toutes éditions Prix des Libraires 2008, adapté au cinéma par Zabou Breitman, et des Heures souterraines (2009), près de 100 000 exemplaires vendus en édition première et traduit dans le monde entier. Elle faisait partie de la dernière sélection du Goncourt. Elle vit à Paris.(Amazon.fr)

L'histoire : Histoire autobiographie d'une jeunesse troublée par la maladie mentale d'une maman. Recherche de réponses, recherche d'explications, pour pouvoir comprendre enfin cette mère, au moins l'accepter... Difficile sujet.

Les personnages : Le coeur de l'histoire est donc tenu par Lucile, la maman donc. Ayant souffert de ne pas avoir reçu assez d'amour enfant, d'avoir vu disparaître ses proches, jeune femme qui se cherche et finit par se perdre, et perdre la raison, sans pouvoir trouver à se raccrocher, ni à un homme qu'elle pourrait aimer, ni à ses enfants qui l'aiment...  Gravitent autour d'elle ses deux filles, différentes et complémentaires, et toute une famille qui semble soudée dans une certaine adversité. 

Le style : Très fluide, agréable à lire. L'auteur alterne le récit et la réflexion personnelle, rendant l'ensemble dynamique malgré un sujet très lourd. 

Et la couverture alors ?  Superbe photo, que l'on comprendra enfin, à la toute fin de l'ouvrage... 

En conclusion ? Un témoignage qui m'a à la fois perturbé et touché. Très dure, l'histoire de cette, de ces femmes amène une foule de sentiments. Malgré l'impression d'un peu de voyeurisme par moment (cette étrange impression de s'imiscer dans cette famille), on a envie de savoir, de comprendre, et l'on avance malgré tout dans le récit. Pour en sortir secoué... 

Pourquoi ce livre ? Parce qu'il y a eu beaucoup de bruit autour et que pour une fois, (enfin presque pour une fois ;o)) je me suis laissé tenter par un livre de la rentrée littéraire.

 Et sinon ??? Reçu grâce à Remi Gonseau et les Matchs de la Rentrée littéraire Price Minister. Merci encore !

  les matchs de la rentrée littéraire

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