Quatrième de couverture : Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs. 
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

 Après de nombreuses critiques élogieuses sur ce thriller, j'ai réussi à l'emprunter à la médiathèque (4 personnes l'avaient réservés avant moi, c'est un signe ! ).

On est très vite lancé dans l'histoire de ce roman. Très très vite, la découverte macabre a lieu, et l'équipe se met en place pour rechercher la sixième victime. Le criminologue, efficace, mais troublé par un lourd problème personnel, l'experte en enlèvement qui a elle aussi de gros soucis, les policiers plus "classiques", mais pas excent de difficultés,  tous trouvent leurs places dans cette enquête terrible. Et l'histoire avance. On s'installe dans l'intrigue, on commence a dénouer les noeuds... Puis tout à coup, un rebondissement inattendu remet les compteurs à zéro. Finalement, l'enquête bifurque, prend un autre chemin... Puis un autre... jusqu'à ce que l'on comprenne enfin pourquoi. Et comment. (résumé personnel volontaire vide de détails, pour les personnes qui n'auraient pas encore lu ce livre ).

J'étais un - tout petit - peu hésitante car l'intrigue se basait autour de disparition d'enfants, et j'ai parfois du mal à supporter. Malgré tout, j'ai supporté, bien mieux que lors de ma lecture du Cinquième jour, de Maud Tabachnik. J'ai été beaucoup plus prise par l'intrigue, l'envie de savoir, et l'auteur a été beaucoup plus "soft" dans les détails des choses faites aux enfants.

Donato Carrisi a une plume très efficace. Son style est fluide, très propice au thriller, nous emmenant tranquillement de rebondissement en rebondissement. Les 438 pages semblent filer bon train (et j'ai lu les 80 dernières d'une traite, jusqu'à 2h du matin, parce que je voulais savoir ....). Je me suis fait la remarque que bien que de nombreux paysages soient décrits dans ce roman, il n'est pas, à mon souvenir -peut être ai-je oublié cette information - localisé dans une ville précise. De même, les différents personnages ont des noms plutôt cosmopolites. Tout cela fait que l'on peut centrer cette action un peu où l'on souhaite dans son esprit, visualiser les lieux où l'on veut, et je sais que personnellement, j'apprécie pour me plonger dans une histoire.

Un thriller que j'ai trouvé très bon, dont j'ai particulièrement apprécié la construction, l'écriture et les nombreux rebondissements. 

Un thriller lu pour le challenge : 

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D'autres avis ? : Pimprenelle, Stephie,  Mr Zombi, Lasardine, Latite,  Frankie (un peu plus mitigée ;o)), Canel, Sophie,  Biblio, Joelle, Ptite trolle,  et je suis sure que j'en ai oubliée beaucoup, désolée ...