Quatrième de couverture : Je savais bien que je n'étais pas japonais. Mais quand je me regardais dans un miroir, je ne me sentais pas belge non plus ! Je voyais un coréen. C'était inéluctable. Et ça ne me rappelait pas de bons souvenirs...

Deux albums dont j'avais lu plusieurs critiques. Alors quand je les ai croisés à la médiathèque (et les deux d'un coup !), je n'ai pas hésité .... 

Le jeune héros de cet histoire est né en Corée du sud. Dans un contexte très difficile. Et après s'être "débrouillé" dans la rue, à 5 ans, il a été amené dans un orphelinat américain, d'où il a été envoyé en Belgique dans une famille d'adoption. Là, une vie "normale" commence. Il est aimé... Mais peut-être pas autant que les autres enfants de la famille. Différemment. Il lui est difficile de réellement s'intégrer, mais il ne souhaite pas non plus se rapprocher des autres enfants coréens (nombreux dans sa ville), adoptés eux aussi. 

Cette autobiographie est émouvante, souvent triste, mais malgré tout teintée d'optimisme. J'ai appris à sa lecture beaucoup de chose que j'ignorai encore sur la Corée, et la vague d'adoption qui a eu lieu dans les années 60. Les constats sont souvent cruels quand à la façon dont ces enfants ont été considérés parfois (et je dis bien parfois, comme l'auteur, il ne faut pas faire de généralités). Une lecture très intéressante, un joli dessin, et un personnage attachant.

Une BD de plus pour le challenge :

  20/30...