Paris, place de la Concorde. C’est une nuit de printemps. Au pied de l’obélisque est déposé un corps. Une momie. 

Hosni Ziady, alias « Doctor Kids », un célèbre médecin qui consacre sa vie aux enfants malades, et Emma, une avocate américaine reconvertie dans l’humanitaire, sont les premiers témoins de ce tableau d’horreur. La même nuit, Raphaël, fils d’Hosni et de Rania, grande spécialiste de l’art égyptien, joue sur Second Life au Maître de l’Eternité, un jeu qui semble annoncer dans le virtuel ce qui se passe dans le réel. Jeune ado prodige, il est capable de déchiffrer les hiéroglyphes. 
Mais l’enfer ne vient que d’ouvrir ses portes. Une deuxième puis une troisième momie sont retrouvées, à Londres d’abord, puis à New York, et toujours au pied d’un obélisque. (Amazon.fr)

 

C’est en premier lieu la couverture et le titre de ce roman qui m’ont attirés. J’ai toujours été intéressée par l’Egypte, les pharaons, les grandes dynasties. Un thriller contemporain avec ce thème, cela devait probablement me plaire !

Très vite, j’ai compris que l’égyptologie serait vraiment le thème central : rites, traditions, descendance, tous les éléments de cette culture s’entremêlent sur un fond très présent de nouvelles technologies (même l’Ipad est nommé !).   Le cœur de l’intrigue se met en place rapidement, et on est vite pris dans l’histoire. Un premier meurtre, dès l’introduction, ne laisse pas froid, et nous plonge dans une ambiance assez angoissante. Pourtant, j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs, quelques descriptions ou intrigues secondaires un peu inutiles. Cela allonge un roman et ralenti son rythme, sans en enlever la substance malgré tout.

J’ai aimé le choix de mêler traditions ancestrales et nouvelles technologies. Le fait que tous les outils actuels dont nous disposons soient mis au service de l’enquête, mais aussi soit la source d’informations concernant les meurtres ou y participent, montre comme ce livre est contemporain, ancré dans son époque. Et les clins d’œil à l’actualité très récente sont plutôt sympathiques. Ce roman donne beaucoup d’informations historiques, mais aussi beaucoup de pistes scientifiques sur la génétique, qui donnent envie d’en savoir plus. L’enquête y est bien menée, le suspens est assez bien tenu au fil de ces 500 pages. Et l’épilogue permet de voir ce que sont devenus les personnages, détails qui manquent souvent dans les thrillers.

J’ai été légèrement déçue, je l’ai dit, par quelques longueurs. Peut être est-ce un choix des auteurs d’installer un climat. Mais j’étais plutôt preneuse de rythme et d’action. Je pense même que ces petites longueurs en disent un peu trop, et laissent par moment deviner les rebondissements suivants. Cela ne gâche pas l’histoire, mais l’alourdie un peu. Le vocabulaire de Raphael, l’un des personnages principaux, m’a un peu étonné aussi. Les ados que je côtoie ne sont pas d’un milieu particulièrement élevé, mais ils s’expriment rarement en verlan, en argot-ados, ou autre. Or ce jeune homme, ici d’un milieu très favorisé, parle de cette façon, même à ses parents et cela m’a perturbé… 

En conclusion, j’ai trouvé que Les fils de Ramses est un bon thriller, prenant et intéressant par ses nombreux cotés culturels. Malgré ses longueurs et ses quelques petites imperfections, on sent des auteurs très documentés, soucieux de construire une histoire solide sur des informations pertinentes, dans un style très agréable à lire. Un vrai travail de journalistes… Quoi ? Les auteurs sont journalistes ? Ah, je me disais bien aussi … Un bon moment de lecture !!!  

 

Ce livre est le premier partenariat auquel je participe grâce à B.O.B. Un grand merci donc à BOB et aux éditions JC Lattes, pour cette grande première fort agréable ! 

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Et j'intègre cette lecture au challenge : 

  3ème billet ...Challenge terminé !